Nous commençons la journée en déambulant dans le centre-ville de Strasbourg. Nous découvrons le barrage Vauban et les ponts couverts édifiés sur les canaux de la Petite France, les ruelles étroites entre les maisons à pans de bois parfois richement sculptées... C'est beau mais tellement touristique qu'il n'est pas facile d'y trouver une boulangerie. Or, nous n'avons toujours pas petit-déjeuné et les estomacs grognent. A force de remonter la piste des porteurs de baguettes et de croissants, nous dénichons une sandwicherie qui propose des formules petit-déj. Et comme il fait très beau après le crachin d'hier, nous dégustons nos viennoiseries en terrasse.
Plus loin, au détour d'une ruelle, la cathédrale surgit devant nous, avec sa tour qui s'élance vers le ciel. Malheureusement, nous sommes dimanche matin et un office religieux est en cours ; nous ne pouvons donc pas entrer à l'intérieur de l'édifice (il y a d'ailleurs un service d'ordre pour veiller au respect de la consigne). Nous nous contentons de l'extérieur, guide architectural en main. Ce qui frappe tout d'abord, c'est la hauteur de la flèche, 142 m, ce qui en fait la plus haute flèche construite au Moyen Age qui ait subsisté jusqu'à nos jours. Ensuite, nous sommes émerveillés par la richesse de la façade gothique rayonnante (2ème moitié du XIIème siècle). En revenant au parking par d'autres ruelles et d'autres quais, nous pénétrons dans le barrage Vauban d'où nous admirons les canaux environnants.
11h30 : nous reprenons le volant de la SX4 afin de passer à l'Est. Impressionnés par la largeur du Rhin, divisé en fait en plusieurs bras plus ou moins canalisés, nous voici maintenant en Allemagne et donc en-dehors de la carte. Jusqu'à notre entrée en Slovénie, nous ne serons guidés que par le GPS. Du coup, nous ne savons pas exactement où nous passons, si ce n'est que nous descendons vers la Bavière et l'Autriche. Munich est contourné sans difficultés, contrairement à Paris. Ce qui demande de la concentration, c'est la circulation en 2 x 3 voies sur des autoroutes où la vitesse n'est pas limitée. Grosso-modo, les voitures roulent à 130 km/h. En moyenne, quoi. Car certaines, qui restent sur la voie de gauche, roulent bien plus vite : à vue de nez au moins à 160 !! Nous verrons au retour que notre estimation est encore trop basse... La voie de droite, surtout occupée par des camions, est souvent libre, mais y circuler oblige à revenir régulièrement dans le trafic de celle du milieu. Quant à aller à gauche, cela nécessite de surveiller en permanence les rétros : au cas où un bolide déboule, il faut appuyer sur le champignon pour dégager rapidement. Nous apprendrons cependant que les Allemands sont patients : ils attendent derrière notre voiture le temps qu'il faut sans klaxonner, sans coller notre pare-choc ou faire des appels de phares (conduite spécifiquement française).
Autre difficulté : les fréquents changements de vitesse. On passe de la non limitation à une limitation à 100 km/h puis à 80 avant de retourner à la non-limitation sans que cela soit toujours précisé. Tout ça justifié par des travaux un peu partout qui réduisent la route à deux voies, voire une seule.
Malgré toutes ces "embûches", nous atteignons la frontière autrichienne. Auparavant, il nous a fallu acheter l'indispensable vignette qui, dans ce pays, autorise la circulation sur autoroute. Maintenant, plus nous avançons, plus le paysage devient montagneux. Nous enchaînons les tunnels. De la neige recouvre les sommets mais aussi ponctuellement le bord des routes. Les clochers des églises nous surprennent : certains sont des flèches élancées (je dirais même plus : acérées), d'autres des bulbes orientaux.
La dernière frontière approche : voici la Slovénie ! Nous y entrons par un long tunnel de 7 km, le Karavanken tunnel. A la sortie, nous nous mettons à la recherche de la vignette locale que nous achetons plus loin, dans une station-service. C'est notre premier contact avec la langue slovène et nous sommes un peu perdus et gênés car nous n'avons même pas pris la peine de chercher comment on dit "bonjour", "s'il vous plaît", "merci" et "au revoir", les quatre expressions essentielles en langue étrangère. Heureusement, ici l'anglais suffit et suffira jusqu'à la fin du séjour. A nouveau, nous constatons à quel point notre anglais a besoin d'être amélioré. Les Slovènes le parlent couramment, dans les lieux touristiques comme dans les petits commerces des routes de campagne.
Il se fait tard, nous arrivons à Bled à la nuit tombée. Il faut dire que la nuit tombe très tôt en Slovénie car, bien que le pays soit plus à l'est, son fuseau horaire est le même qu'en France. A Bled, nous trouvons à dormir dans une auberge de jeunesse découverte au hasard d'une rue. On nous propose un couchage en dortoir sur des lits superposés, mais après cette deuxième journée de route, deux lits, où qu'ils se trouvent, nous suffisent tout à fait. D'ailleurs, nous resterons seuls dans ce dortoir de 8 places.
La tenancière de l'AJ parle évidemment très bien anglais et nous conseille une auberge à deux pas où nous dégustons le plat local, des saucisses de Carniole bien grasses. C'est bon, mais particulièrement gueudant. On ne le sait pas encore, mais ce restaurant sera un des seuls vraiment typiques que nous trouverons au long de notre périple. A côté de nous dîne un couple de Français : c'est incroyable comme on peut rencontrer des voyageurs français partout dans le monde ! Nous n'avons pourtant pas l'impression de nous rendre dans les lieux les plus touristiques de la planète...
Autre difficulté : les fréquents changements de vitesse. On passe de la non limitation à une limitation à 100 km/h puis à 80 avant de retourner à la non-limitation sans que cela soit toujours précisé. Tout ça justifié par des travaux un peu partout qui réduisent la route à deux voies, voire une seule.
Malgré toutes ces "embûches", nous atteignons la frontière autrichienne. Auparavant, il nous a fallu acheter l'indispensable vignette qui, dans ce pays, autorise la circulation sur autoroute. Maintenant, plus nous avançons, plus le paysage devient montagneux. Nous enchaînons les tunnels. De la neige recouvre les sommets mais aussi ponctuellement le bord des routes. Les clochers des églises nous surprennent : certains sont des flèches élancées (je dirais même plus : acérées), d'autres des bulbes orientaux.
La dernière frontière approche : voici la Slovénie ! Nous y entrons par un long tunnel de 7 km, le Karavanken tunnel. A la sortie, nous nous mettons à la recherche de la vignette locale que nous achetons plus loin, dans une station-service. C'est notre premier contact avec la langue slovène et nous sommes un peu perdus et gênés car nous n'avons même pas pris la peine de chercher comment on dit "bonjour", "s'il vous plaît", "merci" et "au revoir", les quatre expressions essentielles en langue étrangère. Heureusement, ici l'anglais suffit et suffira jusqu'à la fin du séjour. A nouveau, nous constatons à quel point notre anglais a besoin d'être amélioré. Les Slovènes le parlent couramment, dans les lieux touristiques comme dans les petits commerces des routes de campagne.
Il se fait tard, nous arrivons à Bled à la nuit tombée. Il faut dire que la nuit tombe très tôt en Slovénie car, bien que le pays soit plus à l'est, son fuseau horaire est le même qu'en France. A Bled, nous trouvons à dormir dans une auberge de jeunesse découverte au hasard d'une rue. On nous propose un couchage en dortoir sur des lits superposés, mais après cette deuxième journée de route, deux lits, où qu'ils se trouvent, nous suffisent tout à fait. D'ailleurs, nous resterons seuls dans ce dortoir de 8 places.
La tenancière de l'AJ parle évidemment très bien anglais et nous conseille une auberge à deux pas où nous dégustons le plat local, des saucisses de Carniole bien grasses. C'est bon, mais particulièrement gueudant. On ne le sait pas encore, mais ce restaurant sera un des seuls vraiment typiques que nous trouverons au long de notre périple. A côté de nous dîne un couple de Français : c'est incroyable comme on peut rencontrer des voyageurs français partout dans le monde ! Nous n'avons pourtant pas l'impression de nous rendre dans les lieux les plus touristiques de la planète...
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