Mercredi 15 avril : Ljubljana

Welcome to Ljubljana city ! Nous prenons le petit déj à l'hôtel avant de partir à pied pour le centre-ville. Ljubljana est une ville à la campagne, pour ainsi dire. On en est très vite sorti et quand on est dans la ville, les champs sont vraiment tout près. 
Nous commençons la visite par le parc botanique, pour compléter notre collection. Celui-ci a beau avoir été créé par Napoléon, il est petit par rapport à ceux de Copenhague et de Lisbonne. C'est sans doute parce qu'on n'est encore qu'au début de la saison touristique, mais il ne semble pas très entretenu. Dans la petite serre, quelques plantes géantes nous rappellent les Açores. 
Nous continuons vers le château planté sur sa colline, entouré d'un grand parc boisé. L'accès à l'enceinte est libre, mais certaines parties intérieures sont payantes : les repérer n'est pas évident. Ce château est un mélange d'ancien remanié et réhabilité (une expo au sous-sol nous présente ces transformations) et d'architecture contemporaine, notamment des structures métalliques. L'assemblage est plutôt réussi. Ceci dit, le château de Ljubljana se révèle être un vrai dédale de couloirs et de souterrains médiévalo-contemporains, avec expo d'œuvres d'art tout à fait XXème siècle et présentation de vestiges anciens. A force de circuler entre les différentes salles, nous finissons par entrer dans certaines zones sans doute payantes, comme le pénitencier ou la chapelle Saint-Georges dans laquelle sont peints les blasons des gouverneurs de la province et de certains souverains autrichiens.
Nous descendons de la colline du côté de la vieille ville et débouchons sur le marché. La plupart des bancs proposent des fruits et légumes, je trouve ça très appétissant. Les fraises sont énormes et juteuses, j'en ferai mon dessert (slurp !!). Devant les arcades construites au bord de la rivière Ljubljanica par l'architecte slovène Jože Plečnik, des baraques vendent différentes sortes de poissons frits ou grillés. C'est là que nous déjeunons de calamars frits (avec leurs tentacules) pour Antoine et de sortes de petits vairons frits (avec leurs yeux) pour moi. C'est bon mais un peu écœurant. En plus, il fait chaud et il y a peu d'ombre dans ce secteur.
Commence maintenant l'exploration de la ville, guidés par notre Lonely planet et le plan touristique fourni par l'hôtel. Nous arpentons les quais de la Ljubljanica, les places et les rues encombrées de tables devant les cafés, traversons des ponts, notamment le triple pont Tromostovje, projet de Jože Plečnik qui ajouta deux passerelles piétons à l'ancien pont existant. Nous croisons de nombreuses statues, comme celle du poète France Prešeren sur la Prešernov trg ("place Prešeren" en français, prononcer "Préchernov teurgue"). Ici les églises sont baroques et les façades néoclassiques, voire de style sécessionniste. L'expression nous a beaucoup amusés parce qu'on ne savait pas trop ce que ça recouvrait ; depuis on sait que c'est un style proche de l'Art Nouveau mais particulier à l'Autriche, ce qui ne nous avance pas beaucoup plus. En tout cas, il y a beaucoup de bâtiments sécessionnistes à Ljubljana. 
Nous traversons le centre-ville jusqu'au parc de Tivoli. Juste à côté, nous entrons dans une église orthodoxe serbe, avec panneau d'information en cyrillique, iconostase (le mur d'icônes qui sépare les fidèles de l'autel) et fresques dorées sur les murs et les voûtes. A l'entrée, nous sommes accueillis d'un "dober dan" par le pope, puis discrètement surveillés par une "visiteuse" qui admire les icônes.
Le parc de Tivoli offre une exposition en plein air sur l'architecture contemporaine à Ljubljana. La ville semble avoir été un laboratoire architectural au tournant du XXème siècle. Elle abrite d'ailleurs toujours une des meilleures écoles d'architecture d'Europe centrale et on y trouve des éléments d'urbanisme intéressants, comme des passerelles et des ponts réservés aux piétons et aux cyclistes (nombreux ici) qui sont très chouettes et bien mis en valeur.

Dans le parc, alors que nous faisons une petite pause à l'ombre (il fait toujours très chaud), Antoine perçoit le chant d'un grimpereau des jardins. Après une dizaine de minutes, nous finissons par apercevoir ce petit passereau spécialiste des troncs d'arbres et bien connu pour son mimétisme.
Pour continuer, nous visitons le Musée d'Histoire Naturelle de la ville : une salle assez didactique est consacrée à Darwin et à l'évolution, d'autres renferment une impressionnante collection d'animaux naturalisés : oiseaux (parfait pour s'entraîner à les reconnaître, ils ne bougent pas trop), poissons, mammifères locaux (dont un ours et un loup), papillons, etc. ainsi que des minéraux et quelques plantes. Une autre salle est consacrée au Proteus anguinus, animal cavernicole rare que nous espérons bien voir en visitant un grotte dans les prochains jours. 
Nous revenons dans la ville au hasard des rues. Nous passons devant le Parlement (pour ajouter à notre collection de parlements européens), un cube sculpté de bas-reliefs, puis faisons un détour par un bâtiment Art déco qui ne nous apprend pas grand-chose sur ce style architectural. Nous entrons ensuite dans l'église baroque des Ursulines. Arrêt sur la place de la Révolution Française où une colonne a été érigée à la gloire des soldats de l'armée révolutionnaire de Napoléon, qui a créé ici la province d'Illyrie, permettant ainsi à la future Slovénie d'acquérir son indépendance pour la première fois. Ca n'a duré que 4 ans, mais quand même. Nous retraversons la Ljubljanica sur le pont des Dragons, lesquels sont l'emblème de la ville. 
Nous finissons la journée par un dîner sur une placette de la vieille ville puis le retour à l'hôtel à travers Ljubljana by night : les quais, les colonnades du marché en plein nettoyage, puis la porte monumentale érigée par l'incontournable Plečnik dans un imposant style néogrec.

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