Welcome to Ljubljana city ! Nous prenons le petit déj à l'hôtel avant de
partir à pied pour le centre-ville. Ljubljana est une ville à la campagne,
pour ainsi dire. On en est très vite sorti et quand on est dans la ville, les
champs sont vraiment tout près.
Nous commençons la visite par le parc botanique, pour compléter notre
collection. Celui-ci a beau avoir été créé par Napoléon, il est petit par
rapport à ceux de Copenhague et de Lisbonne. C'est sans doute parce qu'on n'est
encore qu'au début de la saison touristique, mais il ne semble pas très
entretenu. Dans la petite serre, quelques plantes géantes nous
rappellent les Açores.
Nous continuons vers le château planté sur sa colline, entouré d'un grand
parc boisé. L'accès à l'enceinte est libre, mais certaines parties intérieures
sont payantes : les repérer n'est pas évident. Ce château est un mélange
d'ancien remanié et réhabilité (une expo au sous-sol nous présente ces
transformations) et d'architecture contemporaine, notamment des structures
métalliques. L'assemblage est plutôt réussi. Ceci dit, le château de Ljubljana
se révèle être un vrai dédale de couloirs et de souterrains
médiévalo-contemporains, avec expo d'œuvres d'art tout à fait XXème siècle
et présentation de vestiges anciens. A force de circuler entre les différentes
salles, nous finissons par entrer dans certaines zones sans doute payantes,
comme le pénitencier ou la chapelle Saint-Georges dans laquelle sont peints les blasons des gouverneurs de la province et de certains souverains
autrichiens.
Nous descendons de la colline du côté de la vieille ville et débouchons
sur le marché. La plupart des bancs proposent des fruits et légumes, je trouve
ça très appétissant. Les fraises sont énormes et juteuses, j'en ferai mon
dessert (slurp !!). Devant les arcades construites au bord de la rivière
Ljubljanica par l'architecte slovène Jože Plečnik, des
baraques vendent différentes sortes de poissons frits ou grillés. C'est là que
nous déjeunons de calamars frits (avec leurs tentacules) pour Antoine et de sortes de petits vairons frits (avec leurs yeux) pour moi. C'est bon mais un peu écœurant. En
plus, il fait chaud et il y a peu d'ombre dans ce secteur.
Commence maintenant l'exploration de la ville, guidés
par notre Lonely planet et le plan touristique fourni par
l'hôtel. Nous arpentons les quais de la Ljubljanica, les places et les rues
encombrées de tables devant les cafés, traversons des ponts, notamment le
triple pont Tromostovje, projet de Jože Plečnik qui ajouta deux passerelles
piétons à l'ancien pont existant. Nous croisons de nombreuses statues, comme
celle du poète France Prešeren sur la Prešernov trg
("place Prešeren" en français, prononcer "Préchernov
teurgue"). Ici les églises sont baroques et les façades néoclassiques, voire
de style sécessionniste. L'expression nous a beaucoup amusés parce qu'on ne
savait pas trop ce que ça recouvrait ; depuis on sait que c'est un style proche
de l'Art Nouveau mais particulier à l'Autriche, ce qui ne nous avance pas beaucoup plus. En
tout cas, il y a beaucoup de bâtiments sécessionnistes à Ljubljana.
Nous traversons le centre-ville jusqu'au parc de Tivoli. Juste à côté, nous
entrons dans une église orthodoxe serbe, avec panneau d'information en
cyrillique, iconostase (le mur d'icônes qui sépare les fidèles de l'autel) et
fresques dorées sur les murs et les voûtes. A l'entrée, nous sommes
accueillis d'un "dober dan" par le pope, puis discrètement surveillés
par une "visiteuse" qui admire les icônes.
Le parc de Tivoli offre une exposition en plein air sur l'architecture
contemporaine à Ljubljana. La ville semble avoir été un laboratoire
architectural au tournant du XXème siècle. Elle abrite
d'ailleurs toujours une des meilleures écoles d'architecture d'Europe
centrale et on y trouve des éléments d'urbanisme intéressants, comme des passerelles et des ponts réservés aux piétons et aux cyclistes (nombreux ici) qui sont très chouettes et bien mis en valeur.
Dans le parc, alors que nous faisons une petite pause à l'ombre (il fait
toujours très chaud), Antoine perçoit le chant d'un grimpereau des jardins.
Après une dizaine de minutes, nous finissons par apercevoir ce petit
passereau spécialiste des troncs d'arbres et bien connu pour son mimétisme.
Pour continuer, nous visitons le Musée d'Histoire Naturelle de la ville : une salle assez didactique est consacrée à Darwin et à l'évolution, d'autres renferment une impressionnante collection d'animaux naturalisés : oiseaux (parfait pour s'entraîner à les reconnaître, ils ne bougent pas trop), poissons, mammifères locaux (dont un ours et un loup), papillons, etc. ainsi que des minéraux et quelques plantes. Une autre salle est consacrée au Proteus anguinus, animal cavernicole rare que nous espérons bien voir en visitant un grotte dans les prochains jours.
Nous revenons dans la ville au hasard des rues. Nous passons devant le Parlement (pour ajouter à notre collection de parlements européens), un cube sculpté de bas-reliefs, puis faisons un détour par un bâtiment Art déco qui ne nous apprend pas grand-chose sur ce style architectural. Nous entrons ensuite dans l'église baroque des Ursulines. Arrêt sur la place de la Révolution Française où une colonne a été érigée à la gloire des soldats de l'armée révolutionnaire de Napoléon, qui a créé ici la province d'Illyrie, permettant ainsi à la future Slovénie d'acquérir son indépendance pour la première fois. Ca n'a duré que 4 ans, mais quand même. Nous retraversons la Ljubljanica sur le pont des Dragons, lesquels sont l'emblème de la ville.
Nous finissons la journée par un dîner sur une placette de la vieille ville puis le retour à l'hôtel à travers Ljubljana by night : les quais, les colonnades du marché en plein nettoyage, puis la porte monumentale érigée par l'incontournable Plečnik dans un imposant style néogrec.
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