Nous sortons de Celje et prenons l'autoroute en direction de Ptuj. Le vieux centre-ville de Ptuj est construit au bord de la rivière Drave, on y trouve quelques maisons médiévales et surtout beaucoup de façades baroques colorées comme des macarons. Il y a quelques ruelles minuscules, nous en empruntons une pour monter jusqu'au château. Depuis la terrasse, nous bénéficions d'une belle vue sur les toits rouges de Ptuj et sur la Drave.
Le coeur de la ville basse se situe autour de l'église (où une messe est en cours) et de la tour de la ville. Des stèles et des pierres tombales romaines et médiévales sont enchâssées dans les murs des deux monuments, souvenirs de la prospérité de Ptuj à l'époque où celle-ci se nommait Colonia Ulpia Traiana Poetovio.
Nous poussons jusqu'à la tour de la Drave, construite au bord de la rivière pour protéger la ville contre les attaques des Turcs. En ville, nous trouvons aussi de quoi petit-déjeuner : les boulangeries (pekarna) sont décidément les commerces que nous fréquentons le plus !
Pour continuer nos pérégrinations, nous traversons la plaine de Maribor en direction du massif montagneux du Pohorje (prononcer "Pohorié"). Nous nous arrêtons en cours de route pour chercher un oiseau entr'aperçu depuis la voiture, et nous observons finalement un busard des roseaux mais aussi des alouettes des champs, des cochevis huppés et plusieurs groupes de chevreuils.
L'ascension vers Areh, la station de ski où nous voulons trouver des sentiers de randonnée, se fait par une petite route en lacets de plus en plus bordée de neige. En haut, il y en a bien 10 cm ! Nous pique-niquons sur une terrasse de bar fermé en cette saison, mais bien dans la neige.
A 14 h, nous sommes équipés chaudement, prêts pour une petite rando d'après-midi. Sur la carte affichée près du parking, de très nombreuses randonnées sont indiquées, mais elles sont soit trop longues (parfois une soixantaine de kilomètres) soit courtes. Nous choisissons d'enchaîner deux courtes balades en repassant par la voiture entre les deux pour boire et grignoter. C'est donc sans sac que nous partons sur les chemins enneigés.
A la première intersection, un panneau indique "Slap Šumik 1 h 40" : oui, c'est vrai, il y a une cascade dans le coin, j'avais lu ça sur le guide ! Nous pousserons donc jusque là, en suivant les panneaux et la carte prise en photo. En route, nous croisons quelques oiseaux : mésanges noires, pic noir, et... un bonhomme de neige ! Lulu, c'est son nom. Mais de panneaux indiquant la Slap Šumik (prononcer "Choumik"), point. Juste des "Šumik V." et des "Šumik M.", et encore, pas des quantités. Nous descendons sur des sentiers souvent bien enneigés, entre les hêtres majestueux et les sombres sapins, nous hésitons aux intersections et manquons même de rencontrer... un ours ! Nos oreilles sont attirées par des frottements dans les fourrées, comme des sortes de pas... Mais non, ce n'est que la neige qui tombe des arbres ! De retour en France, nous constaterons d'ailleurs que les ours vivent plus au sud du pays, dans la zone que nous avons évitée vendredi en revenant dormir à Ljubljana.
En bas, notre sentier croise une route non goudronnée mais très enneigée. C'est là que nous sommes interpelés par le conducteur (slovène) d'une voiture un peu égarée, qui nous demande en anglais si la suite de la route est praticable. Nous poursuivons notre chemin et parvenons enfin à la Slap Šumik (un panneau en fait foi) qui est en fait... un torrent ! Et tout ça au bout de 2 heures au lieu des 1 h 40 prévues. Nous sommes un peu déçus mais surtout assoiffés et affamés, nous rêvons de barres de céréales et de gourdes d'eau ! Nous comprendrons plus tard qu'il y a bien une vraie cascade sur la rivière Šumik ; nous avons dû rater un chemin quelque part...
Après tout ça, il n'y a plus qu'à remonter. Nous empruntons une autre piste qui nous évite la partie la plus caillouteuse du sentier pour rejoindre Lulu qui trône toujours au milieu de son chemin. En route, nous croisons de nombreuses traces d'animaux que nous essayons de reconnaître : des chevreuils, des sangliers, des mustélidés non identifiés et sans doute des cerfs. A côté des empreintes, Sherlock Antoine et Céline Holmes trouvent même parfois d'autres indices : des poils !
Et enfin apparaît la SX4 sur son parking ! Les estomacs remplis, nous partons pour Maribor, la deuxième ville du pays. Echaudés par l'expérience d'hier soir, nous commençons par trouver un parking. Du coup, sans GPS ni plan, nous nous perdons un peu pour trouver l'AJ choisie, installée au deuxième étage de la boulangerie réhabilitée d'une ancienne caserne militaire. Elle était pourtant indiquée, mais pas aux carrefours où nous sommes passés... L'AJ est très moderne, bien aménagée, conçue pour éventuellement accueillir des étudiants pour quelques temps, mais comme hôtes, on dirait bien qu'il n'y a que nous.
Quand nous dînons en ville, dans un restaurant balkanique sur les quais de la Drave, il est 21 h bien passées. Nous goûtons les plats des Balkans (la Slovénie ne se considère pas comme faisant partie des Balkans) : de la viande hachée grillée et mélangée avec des légumes, accompagnée de pain qui ressemble au pain pita. C'est délicieux mais ça en bouche un coin ! Par contre, nous attendons toujours notre soupe aux champignons, un plat slovène réputé et qu'il aurait fallu goûter. Les cartes des premières auberges, à Bled et Bohinj, en proposaient. Tant pis, il faudra revenir !
Le coeur de la ville basse se situe autour de l'église (où une messe est en cours) et de la tour de la ville. Des stèles et des pierres tombales romaines et médiévales sont enchâssées dans les murs des deux monuments, souvenirs de la prospérité de Ptuj à l'époque où celle-ci se nommait Colonia Ulpia Traiana Poetovio.
Nous poussons jusqu'à la tour de la Drave, construite au bord de la rivière pour protéger la ville contre les attaques des Turcs. En ville, nous trouvons aussi de quoi petit-déjeuner : les boulangeries (pekarna) sont décidément les commerces que nous fréquentons le plus !
Pour continuer nos pérégrinations, nous traversons la plaine de Maribor en direction du massif montagneux du Pohorje (prononcer "Pohorié"). Nous nous arrêtons en cours de route pour chercher un oiseau entr'aperçu depuis la voiture, et nous observons finalement un busard des roseaux mais aussi des alouettes des champs, des cochevis huppés et plusieurs groupes de chevreuils.
L'ascension vers Areh, la station de ski où nous voulons trouver des sentiers de randonnée, se fait par une petite route en lacets de plus en plus bordée de neige. En haut, il y en a bien 10 cm ! Nous pique-niquons sur une terrasse de bar fermé en cette saison, mais bien dans la neige.
A 14 h, nous sommes équipés chaudement, prêts pour une petite rando d'après-midi. Sur la carte affichée près du parking, de très nombreuses randonnées sont indiquées, mais elles sont soit trop longues (parfois une soixantaine de kilomètres) soit courtes. Nous choisissons d'enchaîner deux courtes balades en repassant par la voiture entre les deux pour boire et grignoter. C'est donc sans sac que nous partons sur les chemins enneigés.
A la première intersection, un panneau indique "Slap Šumik 1 h 40" : oui, c'est vrai, il y a une cascade dans le coin, j'avais lu ça sur le guide ! Nous pousserons donc jusque là, en suivant les panneaux et la carte prise en photo. En route, nous croisons quelques oiseaux : mésanges noires, pic noir, et... un bonhomme de neige ! Lulu, c'est son nom. Mais de panneaux indiquant la Slap Šumik (prononcer "Choumik"), point. Juste des "Šumik V." et des "Šumik M.", et encore, pas des quantités. Nous descendons sur des sentiers souvent bien enneigés, entre les hêtres majestueux et les sombres sapins, nous hésitons aux intersections et manquons même de rencontrer... un ours ! Nos oreilles sont attirées par des frottements dans les fourrées, comme des sortes de pas... Mais non, ce n'est que la neige qui tombe des arbres ! De retour en France, nous constaterons d'ailleurs que les ours vivent plus au sud du pays, dans la zone que nous avons évitée vendredi en revenant dormir à Ljubljana.
En bas, notre sentier croise une route non goudronnée mais très enneigée. C'est là que nous sommes interpelés par le conducteur (slovène) d'une voiture un peu égarée, qui nous demande en anglais si la suite de la route est praticable. Nous poursuivons notre chemin et parvenons enfin à la Slap Šumik (un panneau en fait foi) qui est en fait... un torrent ! Et tout ça au bout de 2 heures au lieu des 1 h 40 prévues. Nous sommes un peu déçus mais surtout assoiffés et affamés, nous rêvons de barres de céréales et de gourdes d'eau ! Nous comprendrons plus tard qu'il y a bien une vraie cascade sur la rivière Šumik ; nous avons dû rater un chemin quelque part...
Après tout ça, il n'y a plus qu'à remonter. Nous empruntons une autre piste qui nous évite la partie la plus caillouteuse du sentier pour rejoindre Lulu qui trône toujours au milieu de son chemin. En route, nous croisons de nombreuses traces d'animaux que nous essayons de reconnaître : des chevreuils, des sangliers, des mustélidés non identifiés et sans doute des cerfs. A côté des empreintes, Sherlock Antoine et Céline Holmes trouvent même parfois d'autres indices : des poils !
Et enfin apparaît la SX4 sur son parking ! Les estomacs remplis, nous partons pour Maribor, la deuxième ville du pays. Echaudés par l'expérience d'hier soir, nous commençons par trouver un parking. Du coup, sans GPS ni plan, nous nous perdons un peu pour trouver l'AJ choisie, installée au deuxième étage de la boulangerie réhabilitée d'une ancienne caserne militaire. Elle était pourtant indiquée, mais pas aux carrefours où nous sommes passés... L'AJ est très moderne, bien aménagée, conçue pour éventuellement accueillir des étudiants pour quelques temps, mais comme hôtes, on dirait bien qu'il n'y a que nous.
Quand nous dînons en ville, dans un restaurant balkanique sur les quais de la Drave, il est 21 h bien passées. Nous goûtons les plats des Balkans (la Slovénie ne se considère pas comme faisant partie des Balkans) : de la viande hachée grillée et mélangée avec des légumes, accompagnée de pain qui ressemble au pain pita. C'est délicieux mais ça en bouche un coin ! Par contre, nous attendons toujours notre soupe aux champignons, un plat slovène réputé et qu'il aurait fallu goûter. Les cartes des premières auberges, à Bled et Bohinj, en proposaient. Tant pis, il faudra revenir !
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